Un espoir

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Aujourd’hui, j’ai envie de prendre le temps de vous parler d’un sujet qui me touche profondément.

Pour tout vous dire j’ai la chance d’être ambassadrice régionale de l’évènement Une jonquille pour Curie. L’institut Curie se bat pour guérir le cancer (lien vers le site ici).

Que ce soit de près ou de loin nous avons tous ou nous aurons tous un lien avec cette maladie.
Pour moi cette maladie a réellement prit un sens il y a environ deux ans. Avant c’était plutôt quelque chose d’abstrait qui pouvait rendre les gens malades et aussi les tuer. Maintenant, c’est une maladie qui prend différentes formes, différentes souffrances et qui s’imici dans ma vie pour la 2 ème fois (pas de panique, je ne suis pas malade!).
Je veux dire par là que cette maladie ne touche pas que les malades, elle laisse des femmes, des hommes, des enfants, des familles, des amis dans le désarroi le plus total sans savoir quoi faire ni dire à leurs proches qui souffrent en silence. Le silence est d’ailleurs trop présent, mais qu’est-ce qu’on peut dire à un père qui sait qu’il va devoir laisser sa famille? Que dire à une famille qui vient de perdre un père? Que dire à un médecin qui est trop abrupte pour annoncer les choses?

La colère et la haine laissent souvent place à ce silence.. C’est un réflexe humain que d’en vouloir la terre entière alors que finalement personne n’en est pour quelque chose. C’est aussi l’incompréhension qui nous met dans cet état, pourquoi la vie nous enlève nos proches? Pourquoi c’est tombé sur eux? Tant de questions sans réponse et qui laisse un vide immense à la place de nos proches disparus.

Heureusement que l’Homme une force inconsidérable, celle de pouvoir relativiser et de pouvoir trouver le bon côté de chaque chose négative (après un grand travail sur lui-même, je vous l’accorde). Toutes ces épreuves que la vie à mise sur mon chemin m’ont fait ouvrir les yeux sur le fait que nous n’avons qu’une seule vie, qu’elle est précieuse, que toutes les personnes qui en font partie ou qui en ont partagé un bout sont précieuses et qu’il faut se donner les moyens de faire ce dont nous avons envie.
Les futilités qui me prenaient la tête ont laissé place à une prise de conscience.
Rien ne sert de râler sur une broutille, vos mieux prendre les choses comme elles viennent, relativiser et sourire dans la mesure du possible.

Aujourd’hui j’ai l’espoir de voir fleurir des solutions contre cette maladie qui peut emporter nos proches en quelques mois. C’est pourquoi je soutiens Curie dans ses recherches. Il suffit de peu pour apporter sa pierre à l’édifice.
Si vous souhaitez comme moi faire un don pour la recherche, voici un lien très important, Soutenez l’institut Curie. Vous pouvez donner le moment que vous souhaitez, c’est le geste qui est important…

Peu importe le chemin qu’il reste à parcourir, ce qui est important c’est le chemin parcouru et de ne pas s’arrêter.

Je ne vous le dirai jamais assez, profitez un maximum de votre entourage!
Je vous embrasse.

5 thoughts on “Un espoir

  1. Natacha on

    Je ne parlerais pas de colère ou de haine. Enfin ce n’est pas ce que j’ai ressenti. C’est plus de la tristesse, une tristesse profonde et surtout un sentiment d’impuissance (et d’incompréhension aussi). Et cette impuissance tu apprends à vivre avec, tu vis avec la maladie, ça fait partie de la condition humaine. Tu sais que c’est injuste et donc oui tu relativises…. progressivement.
    Je sais qu’entre nous, nous parlions, pas forcément de la maladie et choses techniques, de charabias scientifiques, c’est trop abstrait, on continuait à vivre comme d’habitude (même si on en avait changé certaines), on parlait de la pluie du beau temps, on a fait un repas de famille grandiose, on a continué à beaucoup se voir, profiter de chaque instant. Avant que la maladie ne rattrape brutalement le corps de ma grand-mère, on avait espoir (moi en tout cas). Je ne pouvais pas aller la voir en me disant, « bientôt elle ne sera plus là », non je me disais « tiens comment va mamie aujourd’hui, qu’est ce qu’elle va nous dire, nous raconter… » Ca ressemble à du déni mais c’est vrai que du coup, mon regard sur elle a changé, je l’ai beaucoup observé, ses yeux, ses plis, sa maigreur, son sourire. Elle est devenue une sorte de divinité, quelque chose de très précieux, et son souvenir également.

    La pire des souffrances est le manque par la suite. Dans ma tête voir Papy pousser le pas de la porte, c’était assurément voir une petite femme d’1m50 suivre derrière avec un petit sourire au coin des lèvres…. Des fois encore aujourd’hui je suis triste mais il faut absolument continuer et espérer et croire au meilleur pour tout le monde ! Du positif, du positif, du positif, même si ce n’est pas facile tous les jours, continuons à donner de l’amour !

    Bisous Olivia ! =*

  2. Alizée on

    Juste un petit mot pour te dire que ton article est vraiment très beau et très touchant. On oublie vite mais oui profitons de chaque instant…
    Gros bisous <3

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